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Chaque millésime est unique et imprègne le profil des différents crus du Domaine Michel Mallard et Fils. Une expression du terroir qui se reflète dans les cuvées : Bourgogne, Côte de Nuits-Villages, Chorey-les-Beaune, Savigny-les-Beaune, Ladoix, Aloxe-Corton, Corton et Corton-Charlemagne.

 

 

2015

Ce nouveau millésime s’initialise par un trop plein d’eau en automne et un hiver à tendance sec. L’impulsion est donnée, la campagne 2015 se place sous le joug de la sécheresse. En effet, dès le mois de mars, chaleur et absence d’eau s’intensifient jusqu’à fin juillet. Ces conditions influent sur la croissance de la vigne, qui après un éveil à la mi-avril, verra son cycle végétatif s’accélérer. Il en sera de même pour l’oïdium dont la pression s’amplifiera et sera difficile à juguler jusqu’en juillet. Heureusement début juin, le passage de la fleur se déroule parfaitement en quelques jours seulement. Par la suite, grâce à l’exposition progressive des raisins au soleil, les baies ne seront que faiblement impactées par le phénomène d’échaudage (grillure). En revanche, les premiers symptômes liés à la sécheresse apparaissent en juillet. Les jeunes plants et les ceps sur sols peu profonds - induisant un système racinaire en surface - peinent à survivre. Les fortes chaleurs suspendent par ailleurs la véraison. La situation se débloque début août avec l’arrivée salvatrice de la pluie. La maturité se déroule sans anicroche et les vendanges débutent le 2 septembre sous un magnifique soleil. 2015, un millésime précoce à la remarquable concentration !

2014

Après un hiver doux et pluvieux, c’est sous des cieux cléments que la vigne reprend son activité. Le débourrement intervient précocement, début avril, alors qu’un été avant l’heure s’installe. Chaleur et sécheresse tempèrent la croissance de la vigne et affaiblissent la pression des maladies cryptogamiques. La floraison est idéale ! Un revirement de situation apparaît dès le mois de juillet avec des épisodes pluvio-orageux (orage de grêle le 28 juin) et des températures fraîches, ce qui induit un ralentissement du développement de la vigne. À cette grisaille environnante se succède des excès de chaleur notamment les 16 et 18 juillet provoquant de l’échaudage, le desséchement des baies. Ces enchaînements prononcés entre sécheresse et pluie fragilisent les peaux des baies. Ces conditions réunies favorisent ainsi l’apparition de la pourriture acide également liée à un indésirable, la Drosophila Suzukii ou plus communément appelé la mouche du vinaigre. Fort heureusement, l’anticyclone s’installe fin août sur le vignoble, ce qui permet au raisin de parvenir à bonne maturité. La vendange démarre le 13 septembre et signe un millésime à l’équilibre exceptionnel !

2013

En ce début d’année 2013, la vigne s’éveille d’un repos hivernal humide et tempéré qui lui permet d’abreuver ses réserves naturelles en eau. Après un débourrement tardif (fin avril), elle s’épanouit lentement dans une atmosphère pluvieuse et fraîche propice au déploiement du mildiou et de l’oïdium. Soutenue par la vigilance et les soins apportés par l’équipe du Domaine, elle amorce sa floraison courant juin. Coulure et millerandage réduisent le rendement. Malgré les fortes chaleurs provoquant de la grillure et les épisodes de grêle impactant la structure de la vigne, les mois d’été sont plus cléments. Août favorise ainsi la bonne maturation des baies et concentre davantage les baies millerandées. Les vendanges démarrent le 2 octobre alors que la maturité des raisins est atteinte. Un tri draconien est aussitôt réalisé pour rentrer en cave des grappes d’une excellente qualité sanitaire. En dépit d’un faible rendement, ce millésime, parmi les plus tardifs, surprend par sa complexité et son équilibre.

2012

Le dérèglement climatique prend tout son sens sur ce millésime 2012. À la saison hivernale se succède, douceur et humidité, gelée et sècheresse et brutale remontée des températures annonçant un printemps avant l’heure. En conséquence, un démarrage en trombe de la végétation entraînant un débourrement précoce fin mars. S’ensuit des fluctuations de températures et des précipitations privilégiant l’apparition du mildiou et de l’oïdium. C’est alors un affrontement sans merci qui s’engage pour contrer les facéties climatiques et les ennemis de la vigne. La perte de récolte est importante à l’arrivée de l’été causée par les attaques cryptogamiques, la coulure et le millerandage. La concentration reste à son comble pour l’équipe en charge de la vigne du Domaine. Une accalmie survient toutefois en août favorisant une bonne photosynthèse, gorgeant ainsi jusqu’à satiété les baies de sucre. La récolte commence le 20 septembre et un tri sévère est réalisé pour nettoyer les raisins des impacts liés à l’échaudage, à la grêle et aux champignons. 2012 ou le millésime de l’extrême, un pinot noir et un chardonnay qui dévoilent tout leur potentiel et leur subtilité… Grandiose !

2011

Le millésime 2011 s’exprime après un hiver particulièrement sec. À l’arrivée du printemps, la sècheresse persiste et la chaleur s’installe incitant la vigne à initier son débourrement début avril. Ces agréables conditions climatiques perdurent tout au long du printemps, accélérant son cycle végétatif jusqu’à la floraison. Son accroissement se réalise sans encombre, à l’abri des rayons du soleil qui enrayent les attaques de mildiou ou d’oïdium. Une indulgence de courte durée ! Un revirement météorologique survient au balbutiement de l’été. Froid, pluie, forte chaleur et orages s’alternent privilégiant le développement du botrytis. Une véritable mise à l’épreuve pour l’équipe en charge du vignoble. Un répit intervient fort heureusement mi-août permettant de récolter dès le 30 août des raisins mûrs. Un tri s’impose pour écarter toutes les baies grillées ou touchées par la pourriture grise. Malgré une fin de campagne préoccupante, ce millésime se révèle saisissant par sa précision aromatique.

2010

L’hiver qui précède ce nouveau millésime est spécialement long, froid et enneigé. 2010 voit alors le jour sous la fraîcheur et les précipitations du printemps, son débourrement intervenant mi-avril. Cette trame climatique persiste et engendre une floraison longue et difficile. Il en résulte un avortement de baie (coulure), la formation de petites baies à peaux épaisses (millerandage) et des inégalités de maturité liées au décalage de la fécondation. Devant ce constat peu engageant au début de l’été, l’équipe à la vigne du Domaine redouble d’efforts. Toute sa connaissance, son expérience et son savoir-faire sont sollicités pour conduire chaque cep à la récolte. Les mois d’été, alternant chaleur et humidité, favorisent l’apparition du mildiou et du botrytis, célèbres ennemis de la vigne. Les baies millerandées, grâce à leur peau épaisse, résistent à ces attaques mais l’impact est important sur le reste du vignoble. Le retard de maturité tend à s’harmoniser au sein des parcelles et la date de vendanges est fixée. Elles débutent le 21 septembre et un tri conséquent est réalisé pour encuver une matière saine. Ce millésime, faible en rendement s’avère très grand sur le plan qualitatif !

2009

Un hiver aux températures négatives précède la naissance de ce millésime 2009. À la remontée de celles-ci, le cycle végétatif de la vigne reprend et son débourrement s’enclenche le 10 avril. Sa croissance s’effectue rapidement stimulée par la chaleur ponctuée d’événements orageux. En découle une bonne floraison sur les parcelles précoces. Quant aux plus tardives, suite à un rafraîchissement des températures, elles se voient impactées par la coulure et le millerandage. Ces conditions climatiques ont encouragé une importante pression du mildiou, fort heureusement circonscrite par l’attention et la rapidité d’intervention de l’équipe en charge des cultures du Domaine. La pluviosité marque le mois de juillet et l’été s’installe enfin dès le mois d’août pour se prolonger jusqu’aux dates de vendanges. La chaleur sèche enraye le développement des maladies cryptogamiques tels le mildiou ou le botrytis. Les raisins se présentent mûres et sains aux premiers coups de sécateurs le 15 septembre. Le millésime 2009, se profile généreux, plein et charmeur où pinot noir rime avec petits fruits noirs très mûrs. Un millésime de plaisir !